François Bigot, né en 1703 à Bordeaux (Gironde), décédé en 1778 à Neuchâtel (Suisse).

Commissaire ordonnateur à Louisbourg (Ile du Cap Breton, Nouvelle-Ecosse), depuis septembre 1739 jusqu’à la capitulation de Louisbourg en juin 1745. Intendant de la Nouvelle-France d’août 1748 jusqu’à la capitulation de Montréal en septembre 1760.

On se souvient surtout de François Bigot, en tant que dernier intendant de la Nouvelle-France, pour ses malversations qui conduisirent à l’affaire retentissante dite du Canada. En décembre 1763, le tribunal du Châtelet de Paris condamna François Bigot, principal accusé du procès, au bannissement à vie de son pays. Mais il faut aussi comprendre le contexte de l’époque, bien raconté dans la biographie complète de François Bigot ci-dessous, dont voici un extrait :

« … Cette fin disgracieuse et la version de sa carrière donnée par la cour ont encore augmenté la difficulté de se former une juste opinion sur le rôle de Bigot comme intendant, non point qu’il fût innocent des accusations portées contre lui, mais parce que l’administration des Bourbons était en général fondée sur cette sorte de vénalité, de favoritisme et de corruption dont il était accusé, que la procédure judiciaire, sous les Bourbons, était notoirement peu équitable envers les accusés, et que le gouvernement avait besoin de boucs émissaires pour la perte du Canada et d’excuses pour son défaut d’honorer ses dettes – façon d’alléger la situation financière périlleuse dans laquelle il se trouvait… »

Données biographiques :
Biographie complète (dictionnaire biographique du Canada).