Nous l’avions annoncé en février dernier : le 50ème anniversaire de l’Office franco-québécois de la jeunesse  (OFQJ) a été l’occasion pour une dizaine de jeunes journalistes québécois de venir à Bordeaux à l’invitation du Club de la Presse. Il fallait un bon prétexte. Ce fut celui de la rencontre annuelle  les 28 et 29 juin de journalistes pigistes  à Bordeaux lors des « 48h de la pige« . L’évènement qui en est à sa 8ème édition est organisé par l’association Profession : Pigiste. Il avait pour thème cette année « Osons, Soyons créatifs » et se déroulait dans les locaux de l‘institut de Journalisme de Bordeaux. Il s’agissait , comme auparavant d’échanger sur le métier bien sûr, mais aussi de se démarquer à l’heure où l’information  se développe via le net et les réseaux sociaux. L’occasion était bonne pour comparer les pratiques avec les jeunes professionnels québécois qui ont montré que la valeur n’attendait pas le nombre des années. Raphaëlle Corbeil de Montréal, Laurie Noreau de Longueuil , Emélie Rivard-Boudreau venue d’ Abitibi Témiscamingue (ça fait un sacré chemin jusqu’à Bordeaux !) ont d’ailleurs déjà été primées pour leurs articles.

Réunion de préparation à la descente de l’avion

D’autres comme Florence  Sara G.Ferraris de Montréal pigent à temps plein tout en terminant des études  à l’Université du Québec à Montréal.  Signe des temps qui montre que la profession se féminise de plus en plus, un seul élément masculin dans le groupe, Maxime Bilodeau, spécialiste  en sport qui a animé un atelier sur la pige au Québec. Deux d’entre eux avait décidé de prendre part au désormais traditionnel tremplin . Il s’agit de proposer un synopsis pour un article à la dizaine de rédacteurs en chef de médias français présents pour l’occasion et de décrocher une pige. Même si aucun des Québécois n’a gagné la queue du Mickey, ils n’ont pas manqué de tirer les bonnes conclusions de leur expérience.

Ebullition permanente

Arrivé le lundi 25 en fin de matinée, le groupe de jeunes québécois encadré par Michel Lagacé de LOJIQ, n’avait guère attendu pour entamer un programme particulièrement dense. Visite de médias locaux Sud Ouest et France 3, accompagnement de journalistes sur le terrain, ils auront pu mesurer ce qu’est la réalité du travail chez nous et sans doute faire quelques comparaisons avec leur propre expérience. Certains qui étaient arrivés avec quelques idées d’articles se sont mis d’entrée au travail.   Activités de loisir urbains, et valorisation des ressources liées à la forêt étaient au nombre des thèmes avancés à l’arrivée.

Les journalistes québécois, les coordinatrices du Club de la Presse de Bordeaux et le représentant de LOJIQ aux 48h de la pige

Il s’agissait pour les journalistes de tirer parti du séjour à 150%  alors que l’été venait brutalement de tomber sur notre région. Si la table ronde inter-générationnelle qui a réuni jeunes et anciens journalistes  le samedi 29 s’est déroulée dans la fraicheur toute relative des locaux du Club de la Presse, ils a fallu avancer l’heure de la visite des lieux de mémoire franco-québécois à Bordeaux  proposé par AQAF afin d’éviter la canicule de l’après midi. Dans tous les sens du terme, c’était la surchauffe… Tous ont exprimé leur inquiétude face aux chamboulements qui affectent la pratique du métier à l’heure du déferlement d’informations plus ou moins crédibles via les réseaux sociaux. Les solutions préconisées étaient certes un peu différentes si l’on était québécois ou français c’est à dire plutôt pragmatique  ou idéaliste !

Les voyages qui forment la jeunesse 

En novembre, ce sera au tour de 10 pigistes français de partir à la découverte des spécificités du  métier pratiqué au Québec. Pour célébrer dignement le 50ème anniversaire des échanges franco-québécois pour la jeunesse, l’OFQJ a consenti un financement particulier qui permet à chacun des participants sélectionné de bénéficier de la prise en charge de son déplacement entre La belle Province et la France et de ses frais d’hébergement.Pour candidater, il faut impérativement être âgé de 18 à 35 ans, affirmer son sens de l’organisation  et posséder de fortes capacités relationnelles.Les heureux bénéficiaires auront l’occasion sur place d’assister au double congrès organisé d’une part par la Fédération professionnelle des Journalistes du Québec, d’autre part par  l‘Association des journalistes indépendants du Québec. Les deux organismes ayant pour objectif commun  la défense de la liberté de la presse, ce rapprochement devrait favoriser une nouvelle unité. L’union fait la force…

 

Claude Ader-Martin

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1 commentaire

  1. Pierre Brisson dit :

    Excellente initiative. Bravo! La diversité des pratiques amène un enrichissement certain du contenu

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