Avec la fin de l’hiver arrivent les premiers désirs d’évasion estivale. Peu connue des Français, la Colombie-Britannique  offre sur un territoire une fois et demie plus grand que la France, une variété de paysages à découvrir,  7.000 km de littoral bordé  par l’une des plus grandes forêts primaires,  une nature sauvage et belle, une histoire riche et un patrimoine  culturel où l’influence canadienne française se fait sentir jusqu’à nos jours.

La vie au grand air

La vie au grand air

Gazette francophone

Qui se souvient qu’un jour, un français du nom de Paul de Garro, en délicatesse avec Napoléon III s’en fut se réfugier en 1851 du côté de San Francisco avant d’embarquer pour Victoria sur l’île de Vancouver? Il allait y fonder  en 1858 la première gazette en langue française, soutenu par l’évêque Demers, un Canadien français venu défendre dans l’ouest, les valeurs du catholicisme. C’est dire qu’au milieu du XIX ème siècle le territoire qui portait alors le nom de « New Caledonia District  parlait français en majorité puisque son développement économique se faisait alors grâce à des ouvriers venus du Québec et de la province  du Manitoba dont c’était la langue. Mais la majorité des francophones étant analphabètes, l’entreprise du comte de Garro fut  vouée à l’échec après la parution d’un nombre réduit de numéros du « Courrier de la Nouvelle Calédonie »*. Treize ans plus tard, le New Caledonia District  qui avait connu une arrivée massive d’anglophones attirés par l’or de ses rivières était devenue Colombie-Britannique en entrant dans la Confédération Canadienne et parlait majoritairement anglais.CB  cANYONforet CB

Tourisme en français

Aujourd’hui riche de près de 4,5 millions d’habitants, la province compte 70.000 francophones. Descendants des premiers pionniers canadiens-français et Métis manitobains, ils sont aussi originaires d’Afrique, d’Asie et d’Haïti, contribuant à l’enrichissement de la langue française en Colombie-Britannique. La Société de Développement Economique de la Colombie Britannique (SDECB) qui apporte son soutien aux initiatives et aux activités portés par les francophones propose des circuits de découverte de la culture, de la gastronomie et de l’histoire de la province.

Totem Haïda

Totem Haïda

 

Ils permettent un tourisme individuel ou accompagné par des guides parlant français, des hébergements dans des sites francophones et un répertoire de tous les services en français accessibles dans la province. Que l’on souhaite parcourir les vignobles de l’Okanagan, loger à la ferme, découvrir la forêt primaire à l’ombre des pins de Douglas, faire connaissance avec l’originale culture des Haïdas, premiers habitants des lieux, marcher sur les traces des chercheurs d’or ou se perdre dans le Musée d’Anthropologie de Vancouver,le site en ligne du tourisme en français permettra aux voyageurs curieux de préparer leur périple en toute connaissance de cause.

quartier chinois de Victoria

quartier chinois de Victoria

 

Claude Ader-Martin

 

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