Aujourd’hui, le Québec va vibrer au son des concerts et célébrations liées à la Saint Jean-Baptiste, déclarée Fête nationale en 1977. Les écoliers vont fermer livres et cahiers jusqu’à la rentrée au mois d’août,  tout comme les députés de l’Assemblée nationale  en congé jusqu’en septembre. Bref, à la Saint Jean-Baptiste, c’est la période des vacances qui commence…

Si la célébration a longtemps été l’occasion pour les francophones de revendiquer leur spécificité linguistique et religieuse face au pouvoir anglophone, elle tente maintenant de rassembler la société multi-ethnique et multi-culturelle québécoise en évitant d’insister sur les revendications nationalistes et indépendantistes qui ont marqué cette célébration au cours du temps,  même si le français s’imposera dans l’expression artistique, tradition oblige.

fondation Saint Jean

L’histoire de cette célébration remonte en 1834 alors que l’éditeur du journal La Minerve, Ludger Duvernay connu pour ses idées proche du parti patriote qui revendique l’indépendance du Bas Canada, organise le premier banquet censé être à l’origine de la création d’une fête nationale destinée à favoriser l’union des Canadiens-français. La Rebellion des patriotes de 1837-1838 qui se soldera par un échec aura raison  momentanément de cette célébration qui ne renaîtra qu’avec la création en 1843 de l’Association Saint Jean -Baptiste devenue Société Saint Jean-Baptiste. Celle ci se dotera quelques années plus tard d’un hymne national : A la Claire fontaine. Amplement célébrée à Québec et Montréal, la fête prend progressivement de l’ampleur et s’affiche  dans tout le Québec autant comme une célébration culturelle  autant que religieuse.

concerts St JEAN

Sur les plaines d’Abraham, un soir de Fête nationale

 

L’année 1948 marque un nouveau tournant avec l’adoption par l’Assemblée nationale du      drapeau québécois bleu à fleurs de lys, symbole de l’exception culturelle et linguistique  québécoise. Avec l’arrivée de la Révolution Tranquille, les célébrations perdent leur caractère religieux mais le sentiment nationaliste perdure. C’est alors qu’en 1975 Gilles Vigneault offre leur hymne aux Québécois : « Gens du Pays ». Coups de canon, feux d’artifice et feux de joie, grandes tablées communes, tradition des Géants symbolisant les grandes figures de l’Histoire, méga-concerts offrent à chacun l’occasion de réjouir d’être ensemble marqueront cette année encore l’identité particulière des Québécois.

Bonne fête à nos cousins d’en face !

 

 

 

Claude Ader-Martin

 

 

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