« Avec l’arrivée des beaux jours, les camions vont sortir », avance  Gaëlle Cerf, vice présidente  de l’association des restaurateurs de rue du Québec, dans les starting blocks en prévision du vendredi 1er mai. Ce sera le début d’une saison qui ne s’arrêtera qu’en octobre et  pourrait bien jouer les prolongations durant quelques évènements festifs d’hiver.

La cuisine de rue connue sous le nom de street-food chez les Américains et les Français (!) a fait récemment son apparition dans la métropole montréalaise sous l’impulsion de quelques jeunes chefs qui souhaitent offrir au grand public une sorte de fastfood gourmet à des prix abordables dans une ville où l’offre des restaurants gastronomiques est vaste mais assez  onéreuse. Bon moyen pour le consommateur d’accéder à une cuisine de qualité  sans se ruiner, et excellente façon  pour certains chefs qui souhaitent faire connaître leurs talents au plus grand nombre.

Les Survenants,  (Crédit photo : ARRQ)

Les Survenants,
(Crédit photo : ARRQ)

C’est ainsi que l’association a vu le jour et qu’elle fête en 2015, ses trois ans d’existence. Un, deux, neuf puis une quarantaine de camions mobiles sont ainsi venus s’ajouter pour proposer une cuisine saine et variée à base de potages, jus de fruits, grillades, tartes, gibier, de préparations végétaliennes ou bio, parfois aux saveurs exotiques pour contenter un public de consommateurs originaires de tous les coins de la planète. En 2012, les premiers camions ont fait leur apparition lors du Festival de jazz de Montréal. Depuis, de mai à octobre, on les retrouve chaque vendredi de 16h à 23h au Stade Olympique. Ils ont offert des service de cusine de rue également  dans les quartiers hors du centre ville lors d’opérations de théâtre ou de cinéma en plein air organisés durant l’été   et se sont associés l’année dernière à un marché nocturne d’artisanat. On devrait les retrouver en septembre de cette année lors d’un festival gastronomique organisé sur le Vieux port de Montréal.

Faire connaître les talents des chefs montréalais aux touristes, mais aussi permettre aux Montréalais qui n’ont pas les moyens de s’offrir une bonne table d’apprécier un repas gourmet, tel est l’objectif de l’association  qui souhaiterait développer un partenariat du cœur : « le public pourrait  par exemple acheter des coupons de 10$ qui seraient donnés à des organismes d’entraide chargés de les rétrocéder à des personnes qui en auraient le plus besoin », réfléchit-tout haut- Gaëlle qui voudrait que cette activité ne soit pas uniquement commerciale mais bien un facteur d’intégration pour les plus modestes.

Une dizaine d’arrondissements de la ville de Montréal ont déjà donné leur accord pour la venue des ces camionneurs de la bonne bouffe sur leurs espaces publics. De son côté, la jeune association veille  à ce que ses membres offrent une cuisine de qualité confectionnée selon les normes  d’hygiène les plus strictes. « Si l’on veut que cela fonctionne, il faut de la créativité, de la rigueur et une identité forte » assure Gaëlle, à la fois restauratrice classique et restauratrice de rue, persuadée que les fêtes du 375 ème anniversaire de la ville en 2017 pourraient bien être le moyen de prouver au monde que Montréal, ville de culture,  a  les moyens de défendre les couleurs de la gastronomie québécoise.

 

Claude Ader-Martin

 

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1 commentaire

  1. Ruhard dit :

    Ce commentaire ne vaut pas l’appréciation gustative de la gastronomie québecoise, mais n’est destiné qu’à évoquer des souvenirs,liés à la venue en Aquitaine il y a quelques années d’un groupe d’amis de cette province, à l’occasion de la « Fête de la Morue de Bègles ».
    Un « relent » d’amitié pour les habitants de Gaspésie!

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