La visite du Premier ministre québécois Philippe Couillard  cette semaine, a été l’occasion de signer une convention économique  entre l’Aquitaine et le Québec , quatrième producteur mondial d’énergie électrique via la création  d’une filiale d’Hydro-Québec, spécialisée dans le transfert de technologie en matière de stockage d’énergie et de transport électrique.

Le projet vise à produire dans les Pyrénées Atlantiques  grâce au savoir faire issu de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec  (IREQ) une nouvelle génération de batteries ayant une capacité de stockage d’énergie dix fois supérieure aux batteries lithium-ion qui équipent actuellement les véhicules électriques : avec 30.000 cycles de rechargement contre 1.000 pour les batteries traditionnelles et une durée de 10 ans minimum, ces batteries  » du futur »  à base de lithium-fer-phosphate permettraient de garantir une autonomie de 500 km à une voiture électrique.  L’avancée technologique  est porteuse d’espoir pour l’avenir de la filière qui-doit on le rappeler- vit le jour en Aquitaine.

L'institut de recherche d'Hydro-Québec à Varennes

L’institut de recherche d’Hydro-Québec à Varennes

Quand la culture commune favorise le développement économique

Le président de la Région, Alain Rousset qui fut  longtemps délégué à l’industrialisation du Bassin de Lacq pour le groupe Elf Aquitaine n’a pas caché son plaisir de concrétiser l’implantation du laboratoire SCE France à Lacq. La société y développera le transfert de technologie  des recherches développées par l’IREQ afin d’amorcer le processus d’industrialisation de ce nouveau type de batterie destinée à répondre à coût compétitif à la concurrence asiatique dans ce domaine. Le projet doit se concrétiser en 3 étapes : la première est la création  cette semaine de SCE France filiale à 100% d’Hydro Québec, la seconde sera celle de la création en 2016 d’un laboratoire de prototypage dont le personnel sera géré par Hydro-Québec. Est prévue enfin  la création de la chaîne de fabrication des cellules de batteries avec un objectif de production de 5 millions de cellules par mois à pleine capacité.  L’investissement de 500 millions d’euros  devrait générer la création d’un demi millier d’emplois dans les Pyrénées Atlantiques à l’horizon 2020. Le Premier ministre du Québec, qui s’est félicité du rayonnement économique du Québec en Europe porté par ce projet a annoncé  qu’il représentait à terme un investissement de plus d’un milliard de dollars pour la  Belle Province.

Francophonie et économie

Lors de sa visite, Philippe Couillard a  également rappelé les caractéristiques communes entre le Québec et l’Aquitaine en insistant sur la composante maritime qui pourrait être un facteur de nouveaux partenariats. La création d’un Institut franco-québécois en sciences maritimes à Rimouski  sur les bords du Saint-Laurent a été évoquée à cette occasion, l’annonce officielle devant être faite juste avant le retour du Premier Ministre au Québec en fin de semaine. Et en évoquant leur intérêt commun pour la francophonie, les deux élus de rappeler que celle ci, par le nombre de ses locuteurs, se décline aux couleurs de l’Afrique. Avec certainement en arrière pensée, l’énorme quantité de  ressources hydroélectriques  sous exploitées  sur ce continent, faute de moyens de stockage…

La photo de Une est créditée par la Région Aquitaine. Auteur : Alban Gilbert

Claude Ader-Martin

 

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1 commentaire

  1. GRAFF bernard-paul dit :

    MERCI pr. l’info, car nos médias régionaux n’ont pas forcés sur le relais de ces nouvelles…une bonne synthèse qui va me permettre de féliciter les COUSINS, en ce moment très présents chez Ns.: ils viennent d’investir dans notre tramway, avec le diamant Ils sont riches!!!

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