La franco-manitobaine Simone Chaput voit sa carrière couronnée par l’attribution du Prix des lecteurs de Radio-Canada pour «  Un vent prodigue » paru en 2013. Ce prix met  chaque année en valeur la production littéraire franco-canadienne hors Québec.  Contrairement à bon nombre d’auteurs francophones canadiens qui mettent exclusivement en scène des récits liés à leur communauté d’origine, Simone Chaput porte un regard universel sur les êtres et peint de subtils romans de société.

un vent

Ecrit il y a un quart de siècle, son premier roman « La vigne amère »  inspiré par son séjour en France et son expérience des vendanges a pour décor les  beaux vignobles de Loire. A la  douce lumière de début d’automne s’oppose la description d’une histoire familiale pesante et l’oppression ressentie par la jeune héroïne qui cherche désespérément à infléchir le cours de sa vie en organisant sa fuite loin de siens et de son pays.  « Un vent prodigue » son sixième roman est aussi un tableau de moeurs. L’auteure y raconte l’histoire d’une famille moderne de ce début de siècle. Dernière la façade d’unité, des solitudes qui se juxtaposent et une réflexion sur les angoisses liées au temps qui passe, aux interrogations existentielles et  à l’égocentrisme d’une certaine jeunesse-reine.

Simone Chaput est née et vit à Saint-Boniface, le quartier francophone de Winnipeg capitale de la province du Manitoba créée en 1870.  Dans cette province où 4%  seulement de la population  a pour langue maternelle le français, elle peut s’enorgueillir de suivre la voie tracée par Gabrielle Roy un demi siècle avant elle.

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