Le tourisme, Maryse Boivin en fait son affaire : au propre comme au figuré. Voyager a commencé par être un rêve pour cette jeune femme issue d’une famille québécoise modeste. Ce fut son premier  sujet d’étude lorsqu’elle était étudiante à l’Université du Québec à Montréal. Pour payer ses études, elle travaille comme réceptionniste dans divers hôtels à Montréal ou à Québec puis acquiert une expérience de « superviseur d’étage » au Ritz Carlton de Montréal. La relation avec la clientèle, elle connait. Elle accumule les expériences interculturelles en République Dominicaine, au Mexique à Barcelone et au Brésil. Baccalauréat en tourisme en poche, elle se lance dans une maîtrise en administration des affaires.  L’année 2007 la verra à un poste de marketing commercial  au sein de TVA, une entreprise de télévision. Mais l’envie  de connaître le monde ne la quitte pas et elle s’embarque pour un voyage initiatique qui va durer presque un an. Pour compléter sa culture personnelle , elle commence par les grandes capitales européennes : Paris, Londres, Amsterdam, Vienne Prague. Puis c’est le grand saut à la rencontre de la différence et des cultures orientale et extrême orientale : Egypte, Inde, Chine,  Vietnam, Cambodge, Thaïlande.

Tourisme eco

Alors qu’elle entame son périple de retour en passant par la Nouvelle Zélande, elle  s’interroge longuement sur ce que va être son avenir. Et de chercher, à distance, le travail qui lui permettra de tenir financièrement, le temps que toutes les expériences qu’elle a vécues s’organisent dans sa tête autrement que comme un bel album de photos. Comment marier éco-responsabilité et développement touristique ? C’est la question qu’elle a commencé à se poser depuis son passage en Inde. Elle est avisée que la société Radio-Canada recherche un personne ayant son profil pour  le remplacement d’un congé maternité. La voilà revenue dans sa Belle Province où elle combine travail et entretiens avec des spécialistes du sujet qui lui tient à coeur.

Sa rencontre avec le professeur Arseneault titulaire de la chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM est déterminante. Elle est engagée comme assistante de recherche sur les stratégies touristiques. Quand s’offre l’opportunité d’une Bourse d’études , elle n’hésite pas. Les accords universitaires entre la France et le Québec lui permettent ainsi d’entamer un  doctorat  qui mêle études urbaines et aménagement en cotutelle UQAM à Montréal et Université de Pau et Pays de l’Adour. Un jour, elle le sait, elle pourra faire de sa passion un métier. En attendant-si l’on peut dire- elle célèbrera la fête de la francophonie*en dissertant devant un public de professionnels bordelais du rôle du développement durable dans l’attractivité touristique urbaine. En prenant comme exemples, les villes jumelles Québec et Bordeaux.

* A la Maison du Vin de Bordeaux le jeudi 20 mars à 16h . Son intervention sera suivie d’une présentation des liens entre la Nouvelle Orléans et Bordeaux et d’un voyage musical depuis l’Afrique  jusqu’au au Nouveau Monde en 10 chansons francophones.

 

Claude Ader-Martin

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