La Société historique francophone de Colombie Britannique organise le 29 septembre prochain un symposium sur la construction du Fort Victoria qui constitue les fondations de l’actuelle ville de Victoria sur l’île de Vancouver.

L’histoire retient ici le nom de James Douglas un métis né de la rencontre entre un marchand écossais et une jeune antillaise dont la réussite fut assez fantastique. Elevé en Ecosse puis envoyé en Australie pour y faire son apprentissage de futur commerçant, le jeune homme fut dépêché par son employeur en Amérique du nord où il intégra rapidement la Compagnie de la Baie d’Hudson pour laquelle il se mit en quête d’un lieu où construire un poste de traite des fourrures à l’abri des rivalités entre Britanniques et Américains.

L’ascension sociale et politique du jeune homme coïncide avec la construction du Fort Victoria en 1843  qui devait devenir le principal poste de traite  sous contrôle de l’Empire britannique. Le lieu  devint passage obligé pour  le ravitaillement en matériel des milliers de chercheurs d’or qui quittaient la Californie   au début des années 1850. Douglas  fut anobli, devint gouverneur de l’île de Vancouver en 1851, y gagna le surnom de « Père de la Colombie Britannique » et finit gouverneur de la province en 1858.

Ce dont les franco-colombiens se souviendront en septembre , c’est de la poignée de Canadiens français qui participèrent à la construction du Fort Victoria et dont les noms sont gravés dans la pierre. Des Français également, qui avaient fui la  Révolution française de 1848 jusque sur les rives du Pacifique   et qui se retrouvèrent à Victoria sur la route des régions aurifères de Colombie Britannique. Leur nombre fut suffisant  pour justifier la publication d’un  éphémère journal en langue française, le « Courrier de  la Nouvelle Calédonie. Son éditeur et son imprimeur étaient tous deux américains mais son propriétaire Paul Joachim d’Urtubie de Garro était un français arrivé dans l’ouest américain en 1851.Il avait été soutenu dans cette entreprise par le premier évêque  canadien français de l’île de Vancouver Modeste Demers.

Ce nom reviendra sans doute lors du Symposium du 29 septembre au Musée Royal de la Colombie-Britannique à Victoria.  Occasion pour les visiteurs d’admirer au passage la belle collection de totems sculptés par les premiers habitants de la côte Ouest du Canada !

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