Le bédéiste québécois Michel Falardeau est bordelais jusqu’à la Toussaint.

Il réside dans le quartier Saint-Seurin et trouve cela bien plaisant. Il le dit carrément : « Bordeaux, c’est beau ! le monde est beau, ça m’épate. Chaque fois que je reviens à l’appartement, je prends un chemin différent. Cette ville est magnifique. Il y a des magasins et des bars partout, je trouve cela formidable ».

Quand on lui fait remarquer que la ville de Québec où il travaille n’est pas mal non plus, il remarque : « oui bien sûr, mais ici, je ne sais pas si c’est le temps qui fait ça, tout le monde est dehors.  Les jeunes font un peu n’importe quoi  sur leurs planches, et personne ne leur dit rien. C’est pas possible chez nous.  Il me semble qu’ici, on a plus de liberté pour faire ce que l’on veut »

 Originaire d’une petite ville  cernée d’un grand lac à 250 km au nord-est de Québec,  Michel Falardeau s’est lancé à l’âge de 23 ans dans sa passion après avoir fait des études en dessin animé ce qui donne un dynamisme particulier à son coup de crayon. Venu dans le cadre de la résidence croisée Aquitaine Québec* destinée aux auteurs de bande dessinée,   il ramènera de son séjour de deux mois à Bordeaux des souvenirs et des impressions qui pourraient bien l’inspirer pour ses créations à venir. A Bordeaux, il travaille dur sur un projet où se mèlent  éléments réalistes et  fantastiques.  Il sait qu’il lui faut tenir le rythme, s’il veut continuer de pouvoir  vivre de son art : « quand on signe un contrat, on est bon pour 10 à 12 mois de travail. Ensuite il faut pouvoir  tout de suite enchaîner sur un autre projet « . 

Il en est à ce jour à son 6ème album publié, et a obtenu pour l’un d’entre eux le prix Albéric Bourgeois du meilleur album de langue française publié à l’étranger par un auteur québécois.  Le jeune bédéiste  http://michelfalardeau.blogspot.com  est  arrivé à en Aquitaine avec son dernier né, French Kiss 1986, album qui sera présenté le 13 octobre prochain  chez BD fugue à Bordeaux.  Ce qui lui donne avant son départ  largement le temps d’intégrer les codes ethniques du quartier où il réside : il a remisé  au fond d’un tiroir son bermuda  qui ne faisait pas assez « classe » et choisit désormais son auditoire avant de lancer ses plaisanteries  coutumières. Tout en continuant à s’étonner de ce que le quidam bordelais s’adresse spontanément à lui en anglais et que les gens le dévisagent alors qu’il se sent à peine étranger. Pas facile à comprendre  pour quelqu’un qui vient d’un coin du globe où l’affabilité et le sourire vont de pair….

*Cette résidence est fondée sur un échange de créateurs en bande dessinée issue d’un accord de coopération entre l’Institut canadien de Québec www.institutcanadien.qc.ca  et Ecla Aquitaine http://ecla.aquitaine.fr.

 

 

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