Le négoce du coton à la Nouvelle Orléans (E. DEGAS au Musée de Pau)

Le négoce du coton à la Nouvelle Orléans (E.DEGAS au Musée de Pau)

 

En 1812, la Louisiane devient le 18e état américain et restera dans l’histoire américaine le Louisiana Purchase (= achat de la Louisiane en 1803).

A cette époque, la Louisiane est le premier et le seul état de l’Union dans lequel un groupe non anglophone, les descendants d’Acadiens-les Cadiens- et de Français, constitue une majorité linguistique.  La Louisiane continua de publier ses documents officiels en français et sa législature adopta le bilinguisme comme une sorte de nécessité pratique.  C’était le « fair play » américain qui joua pour un temps en faveur des francophones.  La plupart des riches créoles blancs continuaient d’envoyer leurs fils dans les grandes écoles à Paris ou à Bordeaux afin de les familiariser avec la culture et les moeurs françaises,  ou mariaient leurs filles à des Français fraîchement débarqués à la Nouvelle Orléans.

Comme d’autres états esclavagistes, la Louisiane fit sécession en 1861.  Celle-ci ne voulait pas libérer ses esclaves qui travaillaient dans les plantations et assuraient les richesses de ces exploitations gérées par les Créoles blancs.  Les autorités louisianaises firent appel au patriotisme des Créoles blancs pour combattre le Nord : plus de 50 batailles sur le seul territoire louisianais.

Par la suite, les autorités fédérales aboliront l’esclavage et adoptèrent une nouvelle constitution en 1864 qui supprima notamment toutes les dispositions juridiques en faveur du français : l’anglais devient le seule langue officielle pour les lois et pour l’enseignement.  Après la guerre de Sécession, c’est au rythme des moeurs américaines que les Louisianais durent ajuster leur culture et vie quotidienne, même si certains Louisianais rêvaient encore d’un empire français en Amérique.

Le XIXe siècle est une période particulièrement riche sur les échanges entre Bordeaux Aquitaine et NOLA.  Nous citerons quelques personnages aquitains qui séjournèrent en Louisiane : Elisée Reclus, le père d’Odilon Redon, E. Degas,  le peintre Despujols … ou à Bordeaux : Edmond Dédé, homme libre de couleur en « résidence d’artiste » au Grand Théâtre de Bordeaux en 1868.

Au cours de l’année 2012, AQAF développera des partenariats avec des chercheurs, universitaires, les fonds patrimoniaux et les archives pour mieux comprendre et partager cette mémoire collective.  Des rencontres et conférences sont prévues en mai 2012.

En attendant, nous vous présentons deux articles :

Entre deux Mers, la maison Seignouret par Joëlle CHEVE publié dans la revue Le Festin. Lire l’article

Celestin Chiapella, oiseleur, de la Louisiane au Port de la Lune par Ph. PREVOT publié dans le journal Sud-Ouest. Lire l’article

Un arbre de la Louisiane à Bordeaux par Ph. PREVOT publié dans Sud-Ouest. Oranger_des_Osages – copie

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